Sac de Jouy

Ca faisait des lunes que je voulais me faire un sac à dos, le mien, bien que pratique, étant assez cracra. J’ai profité de la quincaillerie d’un autre, littéralement tombé en morceaux, pour enfin me lancer.

Le modèle est tout simple, mais efficace, et d’une bonne grosseur pour mes besoins. J’aime particulièrement le tissu toile de Jouy, que je n’avais jamais eu l’occasion d’utiliser. Salissant, bon.

Ma découverte pour cette réalisation, c’est l’entoilage molletonné (qui porte un nom peut-être plus technique ?). Vraiment magique ce truc (dans la série « tout le monde connaissait sauf moi » ?) ! Mon tissu au tissage lâche, tout mou, prend soudainement une épaisseur incroyable sans être difficile à coudre, il se tient sans être trop rigide.

Fleurs et pois

L’automne dernier, j’ai pris un cours de dessin de patrons. C’était vraiment passionnant, mais bien trop rapide: d’une semaine à l’autre, pas le temps de faire beaucoup d’essais, ni des toiles bien élaborées. Bref,  j’ai adoré mon cours mais je n’avais aucun « produit fini » à la fin, à part un patron de base bien ajusté à mes mesures. Depuis, j’ai tout de même eu un peu le temps d’expérimenter, toute seule dans mon coin. C’est donc avec une grande fierté que je vous montre une robe cousue cet été avec un patron maison.

Ma robe d’été n’a rien de vraiment incroyable au niveau du patronage, nous en conviendrons, je n’ai pas pris trop de risques non plus. Elle a tout de même les caractéristiques que je recherchais et que je ne trouvais pas exactement dans un patron du commerce : des bretelles larges, une encolure en forme et un boutonnage tout le long.

Mon Pinterest me rappelle que je me suis surtout inspirée de cette robe de Birds of North America. Elle ressemblerait un peu à la Kim Dress ou à la Josie de République du Chiffon, avec moins de découpes.
J’avais l’intention, pour une fois, de m’appliquer à faire autre chose qu’une jupe froncée, mais j’ai dû faire avec les contraintes de tissu. En effet, je suis partie d’une robe taille XL trouvée en friperie pour 2$. Robe de friperie + patron maison, plutôt économique cette affaire ! (Je vais pouvoir m’acheter du tissu bio et un patron indépendant pour la prochaine, donc ?)

Voici le « avant-après » de ma petite robe discrète. Je n’avais rien de cette couleur, je suis bien contente de l’ajouter à mon arc-en-ciel. Par contre, c’est un tissu avec un toucher artificiel, pas super agréable, dont la composition n’était pas indiquée.

Pour la prochaine fois, si je réutilise mon patron, quelques notes :

  • il faudrait que les bretelles soient un peu plus longues, ou la courbe sous les aisselles un peu plus creusée
  • l’intérieur est fini avec une parementure, mais le bord de ma parementure lui-même n’est pas très propre – il est fini au point zigzag de la machine à coudre ( je n’ai pas de surjeteuse), c’est un peu moche. Poser du biais partout c’est trop épais, ça aurait été visible depuis l’extérieur. Doubler toute la robe aurait été plus propre, mais tsé, une robe d’été faut que ce soit léger. Je sais pas trop comment faire du coup, je prends les suggestions !
  • Des poches seraient évidemment nécessaires ! Là il n’y en a qu’une minuscule, récupérée de la robe de base.

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Réglisse des bois

Je pense que j’ai un nouveau patron préféré! J’ai réalisé deux fois la robe Réglisse de Deer&Doe cet été et cet automne et j’en suis plutôt contente. Celle que je vous montre aujourd’hui, la version automne boutonnée à carreaux, a tout de même quelques petits défauts, mais rien qui ne m’empêche de la porter, vraiment.

réglisse deer&doe carreaux

Les photos ne datent pas de la semaine dernière, évidemment…

Les précisions techniques, pour commencer et pour y voir clair :

  • Le patron – la robe Réglisse de Deer&Doe, en taille 36
  • Les modifications – j’ai suivi le tutoriel du blog pour ajouter une patte de boutonnage au corsage (et du même coup éviter le col). J’ai ajouté des poches dans la jupe.
  • Le tissu – une cotonnade tissée assez (trop?) souple, douce, qui se présente en deux épaisseurs, c’est un peu bizarre. L’envers est bleu foncé. Achetée chez Tania Textiles à Québec. J’avais flashé sur la version d’Eléonore, ça m’est resté en tête jusqu’à ce que je trouve les carreaux parfaits!

réglisse deer&doe

Elle est agréable à porter, j’aime la ceinture élastiquée. J’ai tendance à coudre des robes parfois un peu trop habillées à mon goût, celle-ci a un look plus décontracté. Je me sens bien dedans en toutes circonstances.

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(Là par exemple, je suis SUPER décontractée.)

réglisse d&d

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On passe à ses défauts?

J’aime beaucoup la forme de la jupe, coupée dans une fraction de cercle (ok, je ne me souviens plus EXACTEMENT de la pièce de patron, c’est ce qui arrive quand on blogue un projet des mois après l’avoir cousu…). A cause de la forme de la jupe, les côtés sont dans le biais, ce que j’ai aimé souligner avec les carreaux. Par contre, une jupe dans le biais ça se déforme à l’usage, et avec mon tissu tissé tout lâche, ça se déforme BEAUCOUP! C’est flagrant sur la deuxième photo de cet article.

Je l’ai laissé pendre plusieurs jours avant de faire l’ourlet, mais elle s’est encore beaucoup relâchée – on voit bien sur les photos qu’elle est plus longue sur les côtés que devant. Officiellement, elle est dans ma pile des vêtements à reprendre. Pratiquement, je la porte tout de même beaucoup parce que je n’ai pas encore pris le temps / eu le courage de refaire cet ourlet. C’est plate à faire un ourlet. C’est encore plus plate à découdre puis recoudre.

réglisse oiseau botté

J’ai aussi l’impression que le corsage est un peu trop long pour moi, surtout dans le dos, où il blouse peut-être un peu trop. A vérifier sur une prochaine version. En fait il s’est peut-être allongé lui aussi avec la gravité et le mou du tissu?

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Je remarque ces défauts en voyant les photos, mais cela reste une robe facile à porter, et souvent portée. Je l’aime bien, ma petite Réglisse passe-partout.

Sur ce, je m’en vais de ce pas enlever ma robe de son cintre pour lui trouver une place de rangement à plat, histoire de ne pas empirer la situation gravitationnelle problématique (genre). Cela devrait toujours être le cas pour les pièces coupées dans le biais, j’imagine.

Pour bébé M.

Salut blog !

On ne va pas se mentir, j’ai un retard énorme pour te montrer les petites choses que je fabrique de mes blanches mains en ce moment. J’avais tout de même pris le temps de photographier ces petits cadeaux de naissance offerts cet été, qui me tiennent à coeur, alors allons droit à l’essentiel.

Pour petit M., un tricot bien chaud que j’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser. Notons qu’il aura fallu 32 petits dessins pour tester l’agencement des couleurs et des rayures.

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C’est le modèle « A simple baby pull-over » de Erica Kempf Broughton tricoté en Cascade sport (en double) achetée chez Coeur de mailles à Québec.

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Dans le petit paquet, on trouvait aussi un pantalon évolutif en jersey bio Nosh, selon mon patron préféré, soit le parfait « Baby got back » – modifié à la taille, avec une bande de bord côte plutôt qu’un élastique, donc.

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Et finalement, la petite guitare silencieuse, pour que ce bébé de guitariste s’essaye à faire comme maman 🙂

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Robes de fête

Le patron de la robe Centaurée de Deer&Doe : dès que je l’ai vu, celui-là, j’ai tout de suite visualisé 1000 versions pour ma garde-robe d’été. Une robe à bretelles, c’est quelque chose que je n’avais jamais cousu et qui me manquait. Puis ces découpes au corsage ! Tellement génial pour marier plein de petits bouts de tissus à motifs ou unis. Trop de possibilités.

Je suis une personne raisonnable qui n’achète pas de patrons sur un coup de tête  dès leur sortie (on y croit très fort) – en fait, pas tant parce que je suis raisonnable que parce que j’essaye de finir mes travaux en cours avant d’en commencer de nouveaux, mais bref… Quand ce patron est finalement devenu mien, je me suis rendue compte que ça n’allait pas fitter avec les saisons / la grossesse.

DONC il m’en a fallu du temps pour le réaliser, et j’ai eu le temps d’imaginer encore plein d’autres versions entre temps. MAIS je l’ai faite au début de l’été, et je l’aime beaucoup !

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Elle me va très bien en taille 36 sans modifications, ce qui est toujours plaisant. La doublure m’a servi de toile pour le corsage, ça c’est pratique et économique.

Les tissus, de haut en bas : une popeline unie bleu canard Robert Kaufmann (dont j’ai transformé une partie en biais), un coton Robert Kaufmann aussi, tous deux achetés chez Effiloché à Montréal, puis un mélange lin et viscose (viscose ? ça se peut ? Je ne suis plus certaine) très joli et doux et souple et un peu froissé de chez Tania Textiles à Québec.

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La petite modification « surprise » et très utile, c’est cette fermeture éclair – à peu près – invisible sur le milieu devant qui me permet d’allaiter. Oui, parce que malgré tout, je suis un peu frustrée de devoir me passer de mes jolies robes légères sans accès aux seins. Là, je suis bien contente de ma solution!

Ca ne change pas grand chose à l’ordre de montage de la robe, j’ai juste fait attention à bien placer la fermeture en sandwich entre l’extérieur et la doublure, au début de la couture. Il faut aussi être assez soigneux au niveau du biais dans l’encolure, ce n’est pas parfait, mais c’est tout de même très satisfaisant et – je crois – le stratagème reste discret.

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Pourquoi je parle de « robes de fête »? Cet été, ma mini a eu un an. Je ne pouvais pas ne pas lui coudre de robe pour l’occasion! Ma robe à moi est en fait cousue dans les chutes de la sienne – oui, une robe de grande dans les chutes de celle d’une petite! Mais c’est justement ça qui est top avec Centaurée, la possibilité d’utiliser des tout petits bouts de tissu pour les triangles du corsage.

Je voulais qu’on puisse porter nos robes en même temps pour son pique-nique de fête, alors j’ai essayé de rester subtile – ça semble être passé, la mini n’a pas encore eu honte de s’habiller comme sa maman, ouf!

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Je n’ai pas beaucoup de photos de sa robe, et si j’attends d’en avoir de meilleures, cet article ne verra probablement jamais le jour!

C’est la « mapgie » (modèle 10) du Ottobre 4/2014. Un chouette petit modèle déjà réalisé ici pour ma filleule. C’est pas mal la même recette : de gros boutons en bois et une doublure toute douce dans mon vieux drap de lit préféré. J’ai ajouté quelques broderies parce que, bon, robe de fête oblige!