Le gros Vichy (1 de 2)

Ce printemps, je me suis cousu une jupe qui n’a rien d’exceptionnel, techniquement parlant : des grands rectangles froncés, une ceinture, une fermeture éclair – et des poches, quand même.

La « portabilité » de ce que je couds n’étant pas proportionnelle au temps et à la difficulté de réalisation (hypothèse vérifiée chez vous aussi ?), depuis quelques semaines, je me suis rendu compte que je vivais dedans.

jupe vichy noir et blanc

J’aime beaucoup le Vichy, surtout en noir et blanc. On en voit beaucoup dans les magasins de prêt-à-porter en ce moment, ça me donne vraiment le goût d’en coudre plus. Cependant, mes magasins de tissus locaux sont toujours bien en retard (voir totalement à côté) sur ce genre de tendance, du coup ce n’est pas évident à trouver, si on cherche du vichy pour faire autre chose que des nappes en synthétique.

jupe vichy noir et blanc

Ce vichy à très gros carreaux en coton très doux et léger me faisait de l’oeil depuis un moment, mais j’hésitais… ben parce que je trouvais le motif bien gros ! Et finalement, je ne regrette pas mon achat, il est parfait comme ça.

Pendant que je cousais ma jupe, je suis tombée sur celle de Camille, dont j’adore le style, ce qui m’a confirmé cette intuition : du vichy noir et blanc, c’est fait pour s’entendre avec une jupe froncée taille haute.

jupe vichy noir et blanc

Cette petite chose toute simple s’agence avec tous mes t-shirts, camoufle bien les tâches grâce aux fronces abondantes, a une longueur suffisante pour s’agenouiller auprès d’un bébé à quatre pattes et peu même s’utiliser comme nappe pour un pique-nique improvisé. Je n’en dirai pas plus, c’est la jupe de l’été, ok !

jupe vichy noir et blanc

Concours Art cousu : la jupe d’Emilie

Avez-vous vu passer le concours d’automne de Thread&Needles; ? Le thème est de coudre une pièce de vêtement inspiré d’une oeuvre, dans un sens très large (peinture mais aussi film, BD, architecture… tant que c’est visuel !). 
Du côté de la rédaction, on s’est dit qu’on allait se prendre au jeu et proposer nos propres versions, hors concours bien sûr. J’étais super motivée par l’idée… et je ne vous cache pas que j’ai finalement trouvé ça trèèès difficile !
J’ai voulu m’inspirer d’un tableau de Klimt, le Portrait d’Emilie Flöge, dont j’aime tout particulièrement les entrelacs de motifs et les grands aplats. C’est un peu classique et bateau de partir sur du Klimt… disons que ce n’était pas mon premier choix, mais que je me suis découragée de mes essais sur un autre tableau ! Et puis le thème est tellement large, il y a tellement de choses à faire, c’était difficile de se fixer sur une oeuvre !Les couleurs du tableau varient beaucoup selon les reproductions. 
Ne l’ayant pas vu en vrai, je ne sais pas trop à quoi m’en tenir… Du coup, je suis plutôt partie sur cette photo de détails qui tire plus vers le bleu :
Le plus difficile, selon moi, c’est de créer un vêtement qui soit portable au quotidien, selon les termes du concours. Pas un déguisement, quoi ! Avec un thème pareil, ça aurait été tout à fait possible de partir sur quelque chose de complètement fantaisiste, mais je voulais coudre une pièce facile à porter, qui s’agence bien avec le reste de ma garde-robe et sans trop d’extravagance. 
Pour essayer de rester dans le subtil, je me suis contenté de personnaliser une poche de ma jupe, avec quelques appliqués, des broderies machine au fil doré et des sequins blancs. Le haut de la poche est simplement bordé de passepoil doré (quelqu’un sait ou trouver cela au Québec ? Fabricville semble pas connaître le concept de passepoil… alors du doré !). 
Rien de vraiment fou, mais ma jupe est inspirée du tableau et tout de même facile à porter selon moi 🙂
Du reste, la jupe est une simple jupe cercle (enfin, fraction de cercle qui rentrait dans mon tissu) en lin bleu un peu rêche d’ailleurs, qui demanderait un jupon ou un biais de satin pour accrocher moins aux collants (quels sont vos trucs pour ça ?).
Pour la petite histoire, j’ai appris qu’Emilie Flöge, représentée sur ce tableau, était une créatrice de mode autrichienne et qu’elle a commencé sa carrière en gagnant un concours de couture avec la confection d’une robe ! Pas que ma jupe aurait mérité de gagner quoi que ce soit, mais c’est marrant quand même !

J’aime assez cette forme, qui souligne la taille. Ca y est, depuis que j’ai franchi le cap de la première jupe portée par-dessus-le-t-shirt, j’ai l’impression que je ne ferai plus jamais autrement, ha !

Alors, désolée pour les photos un peu floues sur fond d’intérieur en bazar. J’ai essayé de me faire prendre en photos dehors le week-end dernier, mais, comment dire… 

C’est ça !

Alors, vous participez ?

La jupe à ratons

Cette jupe résulte tout d’abord d’un coup de coeur, celui que j’ai eu pour ce tissu à ratons-laveurs, parfaitement kitsch et adorable. Il s’appelle Accacia Raccoons in sky, de Tula Pink. Avec le baptême du bébé raton à venir, j’avais une excuse parfaite pour me faire plaisir.
J’ai acheté le tissu en ligne, chez My Fabric Spot. C’est un très bon plan pour acheter des tissus de designers depuis le Québec, sans payer les frais de port exorbitants des sites américains. Pour 3 m (oui… je n’ai pas pris que celui-là…), j’en ai eu pour 5$ de transport + 2$ de taxes, et c’est arrivé très rapidement ! C’est sûr que c’est toujours des poids prévus pour le patchwork, donc un peu trop épais pour l’habillement… mais disons qu’on peut faire des exceptions 🙂
Pour continuer dans la description du matériel, les beaux boutons de bois viennent de chez AnnyMay, encore une autre boutique en ligne, directement basée au Québec cette fois. Oui, je me suis vraiment gâtée pour cette jupe ! Pour une fois que j’ai vraiment une occasion pour laquelle j’ai besoin d’un vêtement 🙂
J’ai réutilisé le même patron que pour ma jupe rouge, celui de la Kelly Skirt de Megan Nielsen. Rien à signaler de plus que la dernière fois… si ce n’est une petite modification de la largeur des panneaux de la jupe afin que faire de beaux raccords avec le motif qui correspond sur les côtés + l’ajout de passepoil fait avec un biais vert.
Taille : XS
Tissu : Accacia Raccoons in sky, de Tula Pink chez My Fabric Spot
Modifications : Raccourcie + doublure + passepoil
Alors, certes, elle sera sûrement moins souvent portée que sa grande soeur rouge passe-partout. En plus, à part ce t-shirt bleu et un t-shirt blanc, elle ne va avec rien. Mais elle était tellement amusante, c’est une jupe bonbon !

Rouge & Boutons (Kelly Skirt, Megan Nielsen)

Ca faisait un petit bout de temps que je ne m’étais pas fait une jupe, trop occupée que je suis à être obsédée par la recherche de la robe parfaite 🙂 Après avoir coupé toutes les pièces de la robe de bal de mon amie Gabrielle, il me restait juste assez de ce beau mélange lin – coton rouge bordeaux pour une petite pièce.
J’ai été totalement influencée par la jupe de Yanoudatoi !
Puis… ça fait un moment que j’ai envie d’essayer la taille haute – je trouve ça super joli sur plein de filles, mais sur moi j’ai toujours l’impression que c’est bizarre, et que je ne sais rien porter avec. Ado des années 2000 et des jeans taille-basse, tsé. Et finalement, ha ! Je suis très contente et je l’ai déjà beaucoup portée depuis qu’elle est cousue. J’ai même l’impression que ça me fait des hanches, hinhin.
Taille : XS
Tissu : Mélange lin et coton, acheté localement
Modifications : Raccourcie + ajout d’une doublure
J’aime beaucoup ce tissu, qui est d’un rouge moins pétant que sur les photos, plutôt bordeaux. Le mélange lin-coton, c’est vraiment quelque chose d’agréable à coudre, avec sa grosse trame bien apparente. C’est joli comme du lin mais ça se froisse quand même moins vite. La seule chose c’est que c’est un peu rêche, du coup ça a tendance à coller aux collants – doublure (affaire synthétique d’origine oubliée !) obligatoire.
C’est la première fois que j’essaye un patron de Megan Nielsen. Je suis un peu partagée sur l’expérience : d’un côté, tout tombe bien, tout est parfaitement expliqué et illustré, c’est un beau produit. J’aime particulièrement ses graaandes poches et ses surpiqûres amusantes. D’un autre côté, hum, je me dis que j’aurais quand même pu faire un petit effort et la patronner moi-même, cette jupe uniquement faite de rectangles pliés et d’une paire de poches à l’italienne ! Une ceinture un petit peu arrondie aurait aussi été bienvenues – mais vraiment, là je chipote.
Le patron ne conseille pas d’entoiler la patte de boutonnage, mais moi je juge ça très important 🙂
Néanmoins, chouette patron, que je referai certainement sous peu (lire : que je suis en train de refaire :)). A conseiller aux débutantes pour sa simplicité. En tout cas, aux débutantes qui ont l’option des boutonnières automatiques sur leur machine à coudre !