Réglisse des bois

Je pense que j’ai un nouveau patron préféré! J’ai réalisé deux fois la robe Réglisse de Deer&Doe cet été et cet automne et j’en suis plutôt contente. Celle que je vous montre aujourd’hui, la version automne boutonnée à carreaux, a tout de même quelques petits défauts, mais rien qui ne m’empêche de la porter, vraiment.

réglisse deer&doe carreaux

Les photos ne datent pas de la semaine dernière, évidemment…

Les précisions techniques, pour commencer et pour y voir clair :

  • Le patron – la robe Réglisse de Deer&Doe, en taille 36
  • Les modifications – j’ai suivi le tutoriel du blog pour ajouter une patte de boutonnage au corsage (et du même coup éviter le col). J’ai ajouté des poches dans la jupe.
  • Le tissu – une cotonnade tissée assez (trop?) souple, douce, qui se présente en deux épaisseurs, c’est un peu bizarre. L’envers est bleu foncé. Achetée chez Tania Textiles à Québec. J’avais flashé sur la version d’Eléonore, ça m’est resté en tête jusqu’à ce que je trouve les carreaux parfaits!

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Elle est agréable à porter, j’aime la ceinture élastiquée. J’ai tendance à coudre des robes parfois un peu trop habillées à mon goût, celle-ci a un look plus décontracté. Je me sens bien dedans en toutes circonstances.

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(Là par exemple, je suis SUPER décontractée.)

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On passe à ses défauts?

J’aime beaucoup la forme de la jupe, coupée dans une fraction de cercle (ok, je ne me souviens plus EXACTEMENT de la pièce de patron, c’est ce qui arrive quand on blogue un projet des mois après l’avoir cousu…). A cause de la forme de la jupe, les côtés sont dans le biais, ce que j’ai aimé souligner avec les carreaux. Par contre, une jupe dans le biais ça se déforme à l’usage, et avec mon tissu tissé tout lâche, ça se déforme BEAUCOUP! C’est flagrant sur la deuxième photo de cet article.

Je l’ai laissé pendre plusieurs jours avant de faire l’ourlet, mais elle s’est encore beaucoup relâchée – on voit bien sur les photos qu’elle est plus longue sur les côtés que devant. Officiellement, elle est dans ma pile des vêtements à reprendre. Pratiquement, je la porte tout de même beaucoup parce que je n’ai pas encore pris le temps / eu le courage de refaire cet ourlet. C’est plate à faire un ourlet. C’est encore plus plate à découdre puis recoudre.

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J’ai aussi l’impression que le corsage est un peu trop long pour moi, surtout dans le dos, où il blouse peut-être un peu trop. A vérifier sur une prochaine version. En fait il s’est peut-être allongé lui aussi avec la gravité et le mou du tissu?

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Je remarque ces défauts en voyant les photos, mais cela reste une robe facile à porter, et souvent portée. Je l’aime bien, ma petite Réglisse passe-partout.

Sur ce, je m’en vais de ce pas enlever ma robe de son cintre pour lui trouver une place de rangement à plat, histoire de ne pas empirer la situation gravitationnelle problématique (genre). Cela devrait toujours être le cas pour les pièces coupées dans le biais, j’imagine.

Robes de fête

Le patron de la robe Centaurée de Deer&Doe : dès que je l’ai vu, celui-là, j’ai tout de suite visualisé 1000 versions pour ma garde-robe d’été. Une robe à bretelles, c’est quelque chose que je n’avais jamais cousu et qui me manquait. Puis ces découpes au corsage ! Tellement génial pour marier plein de petits bouts de tissus à motifs ou unis. Trop de possibilités.

Je suis une personne raisonnable qui n’achète pas de patrons sur un coup de tête  dès leur sortie (on y croit très fort) – en fait, pas tant parce que je suis raisonnable que parce que j’essaye de finir mes travaux en cours avant d’en commencer de nouveaux, mais bref… Quand ce patron est finalement devenu mien, je me suis rendue compte que ça n’allait pas fitter avec les saisons / la grossesse.

DONC il m’en a fallu du temps pour le réaliser, et j’ai eu le temps d’imaginer encore plein d’autres versions entre temps. MAIS je l’ai faite au début de l’été, et je l’aime beaucoup !

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Elle me va très bien en taille 36 sans modifications, ce qui est toujours plaisant. La doublure m’a servi de toile pour le corsage, ça c’est pratique et économique.

Les tissus, de haut en bas : une popeline unie bleu canard Robert Kaufmann (dont j’ai transformé une partie en biais), un coton Robert Kaufmann aussi, tous deux achetés chez Effiloché à Montréal, puis un mélange lin et viscose (viscose ? ça se peut ? Je ne suis plus certaine) très joli et doux et souple et un peu froissé de chez Tania Textiles à Québec.

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La petite modification « surprise » et très utile, c’est cette fermeture éclair – à peu près – invisible sur le milieu devant qui me permet d’allaiter. Oui, parce que malgré tout, je suis un peu frustrée de devoir me passer de mes jolies robes légères sans accès aux seins. Là, je suis bien contente de ma solution!

Ca ne change pas grand chose à l’ordre de montage de la robe, j’ai juste fait attention à bien placer la fermeture en sandwich entre l’extérieur et la doublure, au début de la couture. Il faut aussi être assez soigneux au niveau du biais dans l’encolure, ce n’est pas parfait, mais c’est tout de même très satisfaisant et – je crois – le stratagème reste discret.

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Pourquoi je parle de « robes de fête »? Cet été, ma mini a eu un an. Je ne pouvais pas ne pas lui coudre de robe pour l’occasion! Ma robe à moi est en fait cousue dans les chutes de la sienne – oui, une robe de grande dans les chutes de celle d’une petite! Mais c’est justement ça qui est top avec Centaurée, la possibilité d’utiliser des tout petits bouts de tissu pour les triangles du corsage.

Je voulais qu’on puisse porter nos robes en même temps pour son pique-nique de fête, alors j’ai essayé de rester subtile – ça semble être passé, la mini n’a pas encore eu honte de s’habiller comme sa maman, ouf!

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Je n’ai pas beaucoup de photos de sa robe, et si j’attends d’en avoir de meilleures, cet article ne verra probablement jamais le jour!

C’est la « mapgie » (modèle 10) du Ottobre 4/2014. Un chouette petit modèle déjà réalisé ici pour ma filleule. C’est pas mal la même recette : de gros boutons en bois et une doublure toute douce dans mon vieux drap de lit préféré. J’ai ajouté quelques broderies parce que, bon, robe de fête oblige!

Nicola aux flamants

Que vois-je ?! Une robe ? Taille… adulte ? Ben ouais, fou de même. De la couture pour personne majeure et vaccinée, on n’avait plus vu ça par ici depuis l’été 🙂

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Bon, ce n’est pas la robe de l’année (parce qu’elle date de l’année dernière), mais tout de même, elle fait sa place.

Il s’agit de la Nicola Dress de Sewaholic. Ce qui m’a séduit dans ce patron :

– La taille élastique, pas trop ajustée – de même que le corsage qui reste flou = parfait en post-accouchement.

– Boutonnage pour accès facile au bar laitier.

– Le joli col de chemise et les empiècements du haut, sans le côté trop strict d’une robe-chemisier.

– Les super-chouettes finitions pour la parementure, le montage du col, les empiècements doublés à l’intérieur.

Si c’était à refaire, j’enlèverais au moins un bon centimètre de largeur au col. Il est bien trop large, ça gache un peu l’équilibre de l’ensemble je trouve, même si ça ne se voit pas tant ici, en noir.

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Par contre, elle est un peu longue à réaliser. Un peu longue, comme dans « c’est moyen comme projet, avec un poupon dans les bras ». Je l’ai regretté plusieurs fois cet automne, mais je ne suis pas du genre à laisser tomber un projet de robe… du coup, elle a été mise en pause plusieurs fois pour laisser la place à des petits projets rapides à coudre, plus faciles et plus rapidement satisfaisants, faute de quoi j’y aurais laissé toute ma motivation couture jusqu’à la majorité de mon bébé.

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Les minis-boutons sont évidemment tous fonctionnels (longue à réaliser, je vous l’ai dit ?), mais seulement les 4 premiers sont utiles, magie de la taille élastique. Franchement, la prochaine fois que je couds une robe toute boutonnée, je pense que je ne m’embarrasserai pas de faire de vraies boutonnières jusqu’en bas, vu qu’elles ne sont jamais ouvertes.

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(spécial « trouver l’intrus »)

J’avais un peu peur du côté trop loose de l’affaire, donc je l’ai coupée en me basant sur les mesures du vêtement fini plutôt que sur mes mensurations (note à moi-même : ça fait la taille 2).

En parlant de loose : mon ourlet, au secours. Les jupes étant des fractions de cercles, lorsque la robe est suspendue, forcément, le tissu va se détendre à certains endroits. J’avais prévu le coup en suspendant la robe sur un ceinture pendant une journée avant de réaliser l’ourlet, mais elle s’est encore détendue après. Puis mes parementures ont, je crois, légèrement rétréci au lavage – mais pas le tissu à flamants roses – ce qui déforme encore plus l’ourlet. Et je vis avec, parce que ça ne me tente pas DU TOUT en ce moment de la retravailler, ha !

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Parlons du tissu. Il s’agit d’un crêpe de chine synthétique chopé chez fabric.com, un jour où je devais rentabiliser les frais de port. Les flamants roses mais blancs, avec le bec rouge, je les adore ! Il est très léger, pas si désagréable à coudre mais très fort sur l’effilochage. J’en ai eu largement assez – trop – de 2 yards. La disposition logique des volatiles (à l’envers, à l’endroit, regarde à gauche, regarde à droite, alignés dans la diagonale… tu vois le genre) a achevé les 3 neurones qui me restaient.

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Cette robe n’a pas encore été beaucoup portée, la faute au tissu très léger, à l’hiver québécois et au porte-bébé qui fait remonter les jupes. J’espère la sortir ce printemps !

Toutes petites robes

Après celle du shower et celle de 1 an, j’ai cousu en décembre la robe des 2 ans de ma filleule dans un tissu acheté à New York en 2014 (oui, j’étais revenue avec une valise assez lourde… c’est tout l’intérêt d’y aller en train !).

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Il s’agit d’un modèle issu du magazine Ottobre enfant, le 4/2014, la « magie » (modèle 10). J’aime beaucoup son côté évolutif : on peut coudre les boutons plus bas sur les bretelles pour allonger la robe, qui est par ailleurs assez large. La taille était très bien en ce moment, avec un petit sous-pull, et je pense que ça ira encore bien pour cet été !

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Le patron propose en plus de très belle finition, puisque le vêtement est complètement doublé. J’ai utilisé un drap tout doux pour l’intérieur. J’aime beaucoup le rendu, ça fait propre !

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Ce très beau tissu, j’ai du mal à l’imaginer dans un vêtement pour moi… J’ai donc réalisé une petite tunique, issu du même magazine. C’est le modèle 6, toujours ottobre 4/2014 donc.

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Les finitions de la tunique sont vraiment moins belles par contre – l’encolure et les emmanchures avec du biais, un peu raide de surcroît, sur une si petite taille, c’était risqué. La prochaine fois, ça vaut la peine de faire une doublure complète pour ce modèle également.

Néanmoins, une fois porté, c’est mignon pareil !

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Cami exotique

Premier article après bébé (enfin, plutôt avec bébé endormie sur mes genoux :)) et je ne vous montre pas de la couture pour tout-petit, enfin ! Plutôt un retour aux vieilles habitudes, avec une robe, oui ! Bon, pas sûre que je vais reprendre le rythme de publication ni même me coudre à nouveau des robes tous les mois… mais vous montrer celle-ci me fait fort plaisir.

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Il s’agit de la robe Cami de Pauline Alice dans un tissu « exotique » fou-fou acheté chez Mood à New-York. Le col et la patte de boutonnage sont réalisés dans un lin noir.

J’ai déjà réalisé cette robe l’année dernière, avec des manches. Cette fois-ci, pas de manches du tout ! J’ai enlevé un peu de tissu tout autour des emmanchures pour dégager les épaules, je regrette juste d’en avoir trop enlevé sous les aisselles, qui sont un peu trop aérées du coup. C’est mon seul reproche, car du reste, j’adore ma robe !

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Ce qui ne me plaisait pas dans le patron, par contre, c’est la hauteur des poches : elles sont beaucoup trop basses sur la jupe, au point de ne pas être fonctionnelles, en raison du placement de la fermeture éclair sur le côté. Pour faire passer ma fermeture éclair invisible sur les poches, j’ai réalisé un tutoriel ici. 

Oui, le tuto comme la robe ont été fait au printemps – je ne suis pas encore vraiment capable de coudre avec bébé-oiseau. J’espère reprendre vite, quand j’aurai le goût de faire autre chose que des siestes dans mon temps libre ! J’avais juste prévu une taille de plus à la taille pour pouvoir la porter tout de suite après la grossesse 🙂

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Avec son indispensable boutonnage devant, la Cami est une bonne robe d’allaitement ! Je me suis rendue compte que ma garde-robe manquait pas mal de ce détail fort important en ce moment… En espérant avoir le temps de me faire d’autres petites choses à ouverture facile pour l’automne 🙂